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Qu’est-ce qu’un café racer ?

Très bonne question !

Le cafe racer

Popular Mechanics cafe racer
Magazine Popular Mechanics

A l’origine, le terme « cafe racer » est utilisé pour décrire un motard des années 50 qui prétendait être un pilote de course sur l’ile de Man mais qui n’était bon qu’à garer sa bécane devant le bistrot du coin. Cette définition peu élogieuse est citée dans le magazine « Popular Mechanics » qui interview Wallace Wyss.

Ce dernier, plus connu comme fin connaisseur des Shelby Mustangs, explique comment installer un carénage de course sur des motos de route de l’époque.

Aujourd’hui, on pourrait dire qu’il s’agit de ceux qui stationnent leurs R 1200 GS devant les Starbucks !
Cependant, à côté de ceux qui font le show, il y avait bien d’authentiques passionnés qui ne s’intéressaient pas uniquement qu’à l’apparence. Et heureusement !
Certains n’avaient qu’une envie : une fois la journée de travail à l’usine ou au bureau terminée, direction le garage où ils passient leurs nuits à courir après les feux de signalisation. A cette époque, les motos étaient des machines légères et d’origine typiquement britannique (avant l’invastion japonaise des années ’70), transformées en motos puissantes.

Une transformation dans sa forme la plus simple

Dans sa forme la plus élémentaire, la construction d’un café racer commence par enlever le guidon d’origine. Le but est d’avoir une position de pilotage plus aérodynamique et « repliée ». Ensuite, on installe des repose-pieds reculés pour améliorer la garde au sol, on ajoute un carénage et on retire tout le superflus pour réduire le poids.
Les pilotes les plus inclinés durant les années 1950 – 1960 prenaient les meilleures pièces sur différentes machines et créaient de véritables OVNIS ! Bien que les motards aient souvent varié dans le choix du moteur, le cadre « Featherbed » d’origine construit par Norton était très répandu. Conçu pour la course sur l’île de Man, il utilisait plus de 12 mètres de tubes d’acier de première qualité et était considéré comme l’un des meilleurs cadres de moto de courses de l’époque.

Triton Featherbed
Assemblage Triton

L’un des assemblages le plus célèbre de l’époque était le « Triton ». Ce dernier combinait le fameux cadre Featherbed de Norton avec le moteur Triumph 650cc, moins puissant mais beaucoup plus fiable. Les quelques chanceux qui possédaient un bicylindre « Vincent » de 998cc appellaient leurs créations « Norvin ». Ce moteur était capricieux, mais sa puissance brute en valait la chandelle.

Dans les années 70, les constructeurs japonais sont entrés dans la dance avec la révolutionnaire CB750 de Honda et la renaissance du moteur 2 temps. Une technologie sortie clandestinement d’URSS pendant la guerre froide et utilisée par Suzuki, Yamaha et Kawasaki.
Je vous recommande de lire « Stealing Speed » de Mat Oxley’s cet hiver pour en savoir plus. Il documente l’histoire de Walter Kaaden, un ingénieur vivant en Allemagne de l’est qui a incorporé la technologie de la fusée V1 d’Hitler et développé le moteur moderne à deux temps des motos. La technologie fût ensuite dérobée par Ernst Degner, un membre de l’équipe de Kaaden qui l’a vendit à Suzuki.

Un moteur sur roues

Très souvent, les moteurs de cette période dominaient les cadres, les suspensions et les freins. A partir de 1970, construire un café racer devait combler ces lacunes.

Seeley CB750
Seeley CB750

Des gens comme Colin Seeley se sont démarqués en exploitant la puissance produite par les gros quatre-temps en ligne de Honda. Seeley était un coureur sur route à la retraite qui s’était spécialisé dans les courses de side-car, utilisant ses propres modèles. Il a appliqué ces connaissances à la construction d’un cadre capable de supporter un moteur Honda CB750 renforcé. Les Seeley CB750 d’origine peuvent se vendre 30.000$. Plus d’informations sur le site seeley-honda.com

De nos jours, nous avons vu des fabricants tirer profit de leur passé avec des machines de style vintage utilisant du matériel moderne.
Triumph, Moto Guzzi, Royal Enfield créent des versions modernes de leur propre histoire avec les Thruxton, V7 et Continental GT.
Pour certains, ces motos ne sont pas à proprement parlé des Cafe Racer, mais juste une base sur laquelle les bricoleurs doivent laisser leur empreinte !
Beaucoup de préparateurs transforment des modèles d’origine pour les sublimer : il en résulte des modèles uniques et très inspirantes.

Le terme « Cafe Racer » peut s’appliquer à n’importe quelle bécane réinventée par des gens qui essaient de pousser leurs machines vieillissantes ou d’ajouter des accessoires qui leur permettront d’augmenter l’angle d’inclinaison ou la maniabilité. Gardons à l’esprit que les définitions strictes sont contraignantes car elles ne permettent pas l’interprétation et l’évolution. En effet, nous pourrions nous disputer au sujet d’un ensemble de règles qu’il faudrait respecter avant de pouvoir utiliser le terme cafe racer, mais je préfère voir ce terme comme quelque chose qui englobe l’évolution de la mentalité « Go-Fast » au cours des 60 dernières années….plutôt que comme un guide mécanique ou stylistique.

Qu’est-ce qu’un café racer ?

Si vous désirez en savoir plus sur la restauration et/ou la transformation d’une moto d’origine en cafe racer, je vous recommande la série « Qu’est-ce qu’un café racer ? » des frère Parry (en anglais)

 

 

Et vous ? Comment définissez-vous Café Racer ?

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